École militaire interarmes (EMIA)
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FRAIS DE SCOLARITE
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TAUX DE REUSSITE
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ANNEES DEXPERIENCE
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PARTENARIAT
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ACCESSIBILITE
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SECURITE
RESUME
L’École militaire interarmes (EMIA) est une des écoles de l’Armée de terre française chargée de former des officiers issus du recrutement interne (anciens officiers de réserve, sous-officiers ou militaires du rang). L’EMIA est l’équivalent de l’EMA (École militaire de l’air) pour l’Armée de l’air ou l’EMF (École militaire de la flotte) pour la Marine nationale. Elle a pour devise « le travail pour Loi, l’honneur comme guide ».

L’EMIA est implantée à Coëtquidan (Morbihan) sur la commune de Guer. Ses élèves fréquentent la même école que leurs camarades de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, issus d’un concours externe, de l’École d’administration militaire (EAM, dissoute en 2013, à la suite de la création de l’école des commissaires des armées) et ceux du 4e bataillon de l’École spéciale militaire de Saint Cyr. Elle relève du commandement des écoles de Coëtquidan et de la direction des ressources humaines de l’Armée de terre (DRHAT).

L’EMIA est l’héritière des différentes écoles d’armes du xixe siècle, qui formaient des officiers issus des corps de troupe. La plus importante de ces écoles d’armes, l’école d’infanterie de Saint-Maixent, fut fusionnée avec Saint-Cyr en 1942 dans l’école des élèves-aspirants de Cherchell, crée après l’occupation allemande de la zone Sud. En 1944 l’École militaire de Cherchell prit le nom d’« École militaire interarmes ». Elle s’installa à Coëtquidan, les bâtiments de l’ancienne école de Saint-Cyr, à Saint-Cyr-l’École ayant été détruits dans des bombardements.

La nouvelle école, qui prit en 1947 le nom d’« École spéciale militaire interarmes », formait à la fois, selon l’idée d’amalgame de son fondateur le général de Lattre de Tassigny, des officiers issus du concours externe et des officiers issus du recrutement interne.
Ce système fonctionne jusqu’en 1961, date à laquelle on sépara la formation des officiers « directs », confiée à la nouvelle école de Saint-Cyr, et celle des officiers «semi-direct », confiés à l’EMIA. Selon Michel Goya, cette dissociation s’explique par la volonté de préserver les jeunes « directs » du contact avec les vétérans de la guerre d’Algérie, l’objectif étant de faire table rase d’un passé traumatisant pour construire une armée nouvelle et résolument moderne.
L’EMIA recrute ses élèves parmi les sous-officiers d’active et les militaires du rang (depuis 2010) sélectionnés par concours. Les élèves-officiers suivent une formation de deux ans. À l’issue de la première année, ils sont nommés au grade de sous-lieutenant, puis de lieutenant à la fin de la seconde année. Les lieutenants nouvellement promus complètent alors leur formation pendant une année supplémentaire dans l’école d’application de leur choix. (Draguignan pour l’artillerie et l’infanterie, Saumur pour l’arme blindée-cavalerie, Angers pour le génie, etc.).
Le concours pour entrer à l’École militaire interarmes nécessite quatre conditions : être âgé de 35 ans maximum, être titulaire d’un baccalauréat (admission sur concours) ou de la Licence (admission sur titre), être militaire non-officier de trois ans de service minimum au 1er janvier de l’année du concours et enfin être apte physiquement.

De nos jours, les épreuves dépendent du choix de la filière pour les épreuves écrites. Les épreuves orales et physiques sont communes à toutes les filières. Après s’être inscrit au concours dans son unité, le candidat doit choisir l’une des trois filières pour l’examen : sciences (SI), langues (L), économie (ES). Ensuite, les candidats doivent d’abord passer une série d’épreuves écrites pour être admissibles, puis passer une série d’oraux et d’épreuves physiques pour être admis.

Tous les élèves officiers obtiennent à leur sortie de l’école le diplôme de l’Ecole Militaire Interarmes qui leur confère le grade de licence (180 ECTS), validé par le ministère de l’enseignement et de la recherche.

